Anarchiquement vôtre

Salmigondis de mots sans queue ni tête. Réflexions au quotidien sur tout et rien.

30 juillet 2007

Drame chez les poulets

Il y a quelques jours, je vous racontais une journée passée en compagnie de mon amie aux mille métiers (dentellière, enseignante, cuisinière hors pair, fermière à ses heures) et qui habite dans un petit coin de paradis des Basses Laurentides.

À chaque année, mon amie achète 36 poussins qu’elle dorlote avec amour tout l’été. Quand arrive le temps de la transhumance du poulailler au frigo, l’Homme se charge de cette tâche ingrate.

Ne croyez pas que c’est facile d’éduquer d’élever des poulets.

Cette année, un coq un peu trop fringuant semait la pagaille parmi les jolies poulettes rousses et blanches. Pour calmer ses ardeurs, les maîtres ont dû raccourcir un peu son temps de vie.

Puis il y a eu cette taupe un peu trop fouineuse qu’il a fallu mettre en garde à vue.

Mais moins de 24 heures après mon départ, un drame plus grave s’est produit au poulailler.

Je laisse la gardienne des poulettes vous le raconter.

« Ce matin à 6h15, comme à mon habitude, je pars nourrir ma marmaille de poulettes. En arrivant au poulailler, toutes les poulettes sont entassées dans un coin et elles ne me saluent pas comme à leur habitude pour me remercier de leur apporter la bouffe et l'eau fraîche. Je suis surprise et n’en crois pas mes yeux quand j’aperçois dans le poulailler, UN RATON-LAVEUR ÉNORME. Je fige sur place et, en regardant plus attentivement, je vois 3 poulettes mortes égorgées. Mon coeur cesse de battre et je descends appeler mon homme qui travaille à Montréal. Il me dit que je dois remonter, ouvrir la porte pour laisser s'enfuir l’intrus et refermer cette dernière sans m'occuper des cadavres.

Il y avait du sang et des plumes partout et toutes les autres poulettes étaient traumatisées et ne voulaient même pas de la bouffe que je leur apportais.

J'ai fait ce que toute bonne fermière se devait de faire. À 7h30, j'ai appelé ma soeur qui m'a envoyé son conjoint avec qui j'ai tout nettoyé. Le décompte de la tuerie : 5 poulettes égorgées, et 3 blessées que l’Homme devra achever. En prime un écureuil égorgé aussi.

Comment cela s'est-il produit? Le raton laveur a décroché la porte qui  se lève automatiquement. Les pierres posées sur la toiture n'étaient pas suffisamment lourdes et le raton les a tout simplement poussées par terre.

Maintenant que le raton a senti la viande fraîche, il reviendra, c'est sûr. Ce soir, nous installerons les cages pour l'attraper, mais ce n'est pas garanti que nous le capturions du premier coup.

Après un peu plus de 24 heures, voici le bilan final du carnage : Dix  poulettes passées dans un monde supposément meilleur, un écureuil qui n'a jamais compris ce qui lui arrivait et un raton laveur coincé dans une cage parce qu'il s'est laissé prendre par l'appât bien dodu (une poulette morte) placé en évidence spécialement pour le mettre en appétit.

Quant à l'Homme, il est légèrement endommagé « itou ». Il s'est donné un coup de manche de hache en accomplissant sa «job» de tueur et il a un bras égratigné par une aile de poulette qui se préparait à s'envoler dans les limbes.

Le problème n'est pas tout à fait réglé puisque «LA BÊTE» en cage n'est pas achevée. L’Homme part pour Québec ce soir et sa femme refuse de regarder le raton en cage pendant les deux jours qu'il sera au loin. «Nous devons procéder avec diligence» qu'elle a dit. Ce qui fut dit, fut fait. La carabine à plomb a refait surface et l'Homme brave est allé parler de très près à la bête en cage. Il paraît que cette dernière a compris le message pour de bon .... à moins qu'elle ne joue la comédie. C'est ce que nous saurons plus tard cet après-midi.

Je viens d'apercevoir l'Homme qui revient du bois, il  transpire abondamment et parle faiblement. La cage est vide dans sa main. Je crois que le raton a rendu l'âme et repose dans le petit boisé devant la maison. Je pense que le coeur de l'Homme souffre de la tâche qu'il vient d'accomplir mais que veux-tu?  Il faut maintenant changer les crochets du poulailler pour plus de sécurité. »

Andrée B., fermière qui ne manque pas de courage.

raton

Pour détendre un peu l'atmosphère, voici le poulet à la basquaise.

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28 juillet 2007

De l’utilité du jogging ou de quelqu' autre activité physique.

Françaises, Français, je m’adresse à vous, et plus particulièrement à ceux et celles d’entre vous qui se reconnaissent comme étant des intellectuels de gauche.

J’apprends par le biais de la presse internationale que certains d’entre vous posent une critique sévère sur la pratique du jogging de votre président, Nicolas Sarkozy.

Attention, tout ce débat n’est peut-être qu’une vue de l’esprit où les prémisses même du raisonnement s’avéreraient fausses.

En tant qu’adepte de l’activité physique, je vous exhorte à réviser vos positions.

D’un même souffle, je vous propose de réfléchir au syllogisme suivant, forme de raisonnement si cher à notre ami philosophe Aristote.

-         L’Homme est un être naturellement paresseux qui, lorsque privé d’activité physique, devient obèse.

-         Or le Français tout comme l’Américain sont des Hommes 

-         Donc le Français et l’Américain deviennent obèses lorsque privé d’activité physique. 

N'attendez pas d'être sur le divan, pensez-y donc, que diable!

obese

Posté par caboche à 23:39 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 juillet 2007

Douce folie

Pourquoi rouler pendant une heure trois quart

Sans climatisation dans mon « char »

Quand il fait 38 Celsius dehors

Et que la sueur coule de toute part?

J’en ai jusque dans les yeux.

Ah! ce qu’il faut être folle, bon Dieu!

Mais j’en ferais des folies

Pour être avec elle,

Mon amie

Qui me donne des ailes,

Avec qui je fais les 400 coups.

Ah! oui, ça vaut vraiment le coup.

On échange des confidences,

Au son du tam-tam, on danse,

On se rappelle les bons souvenirs,

Si vous entendiez nos éclats de rire.

Quelle belle journée j’ai passée,

Et que dire du déjeuner!

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25 juillet 2007

L'air louche

Tout a un prix et l’air aussi.

Voici une petite anecdote qui m’est arrivée cette semaine.

Je roulais à vélo et il me semblait que les montées étaient plus pénibles qu’à l’habitude. Malgré les changements de plateaux et de vitesses, je forçais toujours un peu trop. (C'est sûr, je ne prends pas d'EPO). En jetant un coup d’œil aux pneus, je me suis rendu compte qu’ils étaient un peu mous. J’arrête donc au premier garage que je croise sur ma route pour les gonfler.

Quelle ne fut pas ma surprise de constater que, pour utiliser le tuyau à air sous pression, il en coûtait 50 sous. De plus, une petite inscription précisait que cet argent irait aux œuvres de charité .… Je n’ai pas un sous sur moi et pas question, de toutes façons, d’acheter de l’air.

Ce n’est qu’au troisième garage, deux kilomètres plus loin, que j’ai pu trouver de l’air gratuitement.

Je me suis demandé, au prix où les garagistes vendent l’essence, si leurs fins de mois étaient difficiles au point de vendre de l’air.

Est-il nécessaire de vous dire que le moral n’était pas gonflé à bloc quand j’ai réussi à gonfler les pneus.

velo

P.-S.: À bien y penser, je crois qu’à ma prochaine randonnée à vélo, j’aurai 50 sous dans mes poches. On ne sait jamais, il y a peut-être là une innovation gardée secrète : de l’air pour se gonfler aux hormones. Il paraît que c’est très « in » chez les cyclistes du Tour de France.

 

Posté par caboche à 22:58 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 juillet 2007

Je me souviens

Il y a 40 ans aujourd’hui, l’Homme aux petites phrases célèbres, Charles de Gaulle, prononçait à Montréal une phrase qui a marqué l’histoire.

"Vive Montréal! Vive le Québec!

Vive le Québec libre!

Vive le Canada français! Et vive la France!"

Pour se souvenir du passé en images ... 

Posté par caboche à 23:11 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 juillet 2007

Quiche de snob

Il est plutôt rare que je présente sur le blog des recettes culinaires, mais à la demande expresse de mon amie SeaRabbit, voici une recette de quiche.

Attention, on ne parle pas ici d’une banale quiche Lorraine mais d’une quiche aux chanterelles cueillies dans la joie malgré les piqûres de moustiques.

Ingrédients :

-         400 gr (1 tasse environ) de chanterelles émincées

-         150 gr (5 oz) d’épinards

-         175 gr (6 oz) d’emmenthal râpé

-         1 échalote française hachée finement

-         beurre

Appareil à quiche

-         340 ml (12 oz) de lait

-         100 ml (3 oz de crème 35% ou 15%

-         3 œufs

-         1 cu à table de farine

-         1 pincée de muscade, sel et poivre.

1 pâte brisée

Faire revenir dans le beurre les chanterelles et l’échalote quelques minutes, ajouter les épinards et laisser cuire 2 minutes.

Dans un grand bol, bien mélanger les ingrédients de l’appareil à quiche.

Garnir le fond de tarte avec le mélange de chanterelles, recouvrir avec la préparation aux oeufs. Mettre au four à 350° F (175° C) 45 minutes.

Les chanterelles sont aussi délicieuses en omelette ou pour accompagner les côtelettes d’agneau.

chanterelles

Posté par caboche à 23:43 - La boustifaille du chef - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juillet 2007

Mycologue, moi?

champignons1     champignons2     champignons3

Non, je ne suis pas une mycologue, mais je suis une cueilleuse invétérée.

« Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain; Cueillez dès aujourd'hui les roses de la Vie » Pierre de Ronsard.

Alors, je cueille, je cueille, tout ce qui me tombe sous la main : en juin, les fraises, en juillet, les framboises, en août, les bleuets, en septembre, les pommes, et les fleurs, et les quenouilles, et les cerises sauvages, et les bons moments de la vie, avant qu’ils ne s’enfuient.

Et après la pluie, je cueille des champignons. Juste pour le plaisir de me promener dans le joli parc de La Biche au Lac-du-Cerf , de sentir le parfum des asclépiades, d’écouter le chant des oiseaux, d’épier une famille de canards sur le lac, de voir le bleu de l’eau à travers le feuillage.

Parce que c’est ça les vacances, cueillir des souvenirs d’un beau coin de pays.

N’allez pas croire que je gaspille ma récolte. Une moisson de chanterelles ça se déguste de mille et une façons. Mais de cela, je ne vous entretiendrez pas, je ne suis pas un grand chef. Si, par inadvertance, vous aviez une récolte gigantesque, vous pouvez les conserver pour les jours de vache maigre, en les faisant revenir dans un peu d’huile avec vin blanc et persil pour ensuite les égoutter et les congeler.

arc

Après la pluie, apparaît l'arc-en-ciel et poussent les champignons ...

Posté par caboche à 23:01 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juillet 2007

Lecture et mercure

Une lecture d’été, vous savez ce que c’est ?

Je n’ai jamais très bien compris pourquoi les maisons d’édition ou les critiques littéraires proposent aux lecteurs, des lectures d’été. Doit-on lire plus léger quand il fait chaud ?   Y a-t-il une corrélation à faire entre la colonne de mercure et le quotient intellectuel  du lecteur?

Pour ma part, que la météo annonce une tempête de sable ou une poudrerie, que je sois légèrement vêtue ou emmitouflée jusqu’au cou, mes goûts littéraires ne varient pas selon les saisons.  Le livre ne m’habille pas, il m’habite.

Je dois cependant avouer que je fréquente une bibliothèque d’été et elle est située dans le ravissant village du Lac-du-Cerf, à 300 km au nord de Montréal. Le même village où on y trouve les meilleures fraises du Québec.   

C’est pour vous dire comment, ici, on peut se nourrir à la fois le corps et l’esprit.

Je ne vous parle pas de la Grande Bibliothèque et de ses millions de documents, mais d’un lieu convivial, joliment décoré, où la personne responsable, Francine, vous accueille avec le sourire, s’efforce de vous donner le meilleur service possible, et est soucieuse d’améliorer constamment les services offerts. Tout au long de l’année, on y propose des animations pour un public de tout âge, des rencontres d’auteurs, une heure du conte et des postes d’accès à Internet.   L’été, on organise une vente de livres à prix modique.

La bibliothèque s’enorgueillit de 3300 livres pour desservir une population de 458 résidents permanents. Une partie de la collection (800 ouvrages) viennent d’une bibliothèque centrale qui assure une rotation des livres durant l’année. La bibliothèque est informatisée et a son site Web

sur lequel on peut même y faire de la recherche en ligne.

Voilà donc une jolie bibliothèque d’été pour lire et consulter des livres divers.

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Posté par caboche à 23:24 - À lire jusqu'à la lie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juillet 2007

Saveurs estivales

Quoi de mieux pour accompagner les fraises d’Hubert que de la crème glacée ... à la pistache.  Je vous vois déjà saliver, gourmands et gourmets que vous êtes, à la lecture de ces mots, et vous avez bien raison. L’été sans un cornet de crème glacée, c’est pas l’été.

Encore faut-il savoir où en trouver.  Pour savourer une bonne crème glacée à la pistache, onctueuse, sans essence artificielle, sans colorant et sans cristaux,  il faut dénicher le bon glacier. Et tout ne va pas toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes. Comme je séjourne présentement dans mon havre de paix, il me faudrait rouler 300 km à rebours  vers le sud et rentrer à Montréal.

Donc, pour ceux et celles qui passent l’été à “balconville” et pour les touristes qui se baladent dans les nombreux festivals à Montréal, voilà que La Presse vous a concocté une liste des meilleurs endroits où vous pourrez vous pourlécher les babines.

En tête de liste, il y a ce glacier au nom évocateur, Péché glacé situé au 2001 avenue du Mont-Royal Est, avec en prime une promenade agréable à faire sur le Plateau. Quoi demander de plus pour célébrer l’été?

glace_fraise

Si le cœur vous en dit et que vous vous sentez une âme de cuistot, vous trouverez dans le même article de La Presse, une recette de glace à la pistache à concocter vous-même, histoire d’impressionner un peu vos invités au prochain B.B.Q.

Qu’est-ce que vous faites encore devant votre ordinateur? Débranchez-vous, que diable, l’été est si court.

Posté par caboche à 16:20 - La boustifaille du chef - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 juillet 2007

La "fraise" d'Hubert

Dans un coin de pays, à 300 km au nord de Montréal, où l’hiver dure 6 mois, et où le mercure descend parfois à - 40°C, Hubert cultive des fraises.

C’est pourquoi, en juillet, lorsque j’arrive au village d’Hubert et

que les lacs sont “calés”,

que le ruisseau dévale à toute allure la montagne,

que les outardes ont remonté vers le Nord,

que les hirondelles sont revenus faire leur nid,

que les feuilles s’agitent aux branches des bouleaux,

que le soleil nous réchauffe la “couenne”,

je peux enfourcher mon vélo et aller cueillir des fraises chez Hubert.

Si c’est pas ça le bonheur, dites-le moi.

La "fraise" d'Hubert              Les fraises d'Hubert               Le goût du bonheur

fraisesH      fraises     fraisesV      

Pour en cueillir:

Hubert Léonard, Route 311, Lac-du-Cerf, Québec               

Posté par caboche à 23:03 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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