Anarchiquement vôtre

Salmigondis de mots sans queue ni tête. Réflexions au quotidien sur tout et rien.

20 mai 2009

Les squatteurs - Espace à louer

Au secours! On squatte mon blogue.

Dernièrement, deux personnes ont tenté subrepticement d’utiliser mon espace … vital.

De la première personne, je soupçonne un peu de … paresse.

Chez la deuxième, j’y vois un ardent désir de faire valoir son point de vue.

Mais pour être franche avec vous, c’est moi qui leur ai proposé de s’afficher ici.

Par ordre d’entrée en scène, parlons d’abord du « paresseux »

C’est une histoire d’amitié qui dure depuis très longtemps.

L’autre jour, pour inciter mon ami à troquer sa caméra argentique contre une caméra numérique, je lui ai prêté la mienne l’espace de 5 minutes.

Essaie-la, que je lui dis, c’est facile à utiliser, tu prends le nombre de photos que tu veux, tu vois le résultat sur le champ, tu élimines ce qui est raté, et lalalaire. Je lui vante finalement les vertus … du progrès.

Monsieur prend 3 photos et est plutôt satisfait du résultat.

Tu peux me les envoyer par courriel? qu’il me dit. J’aimerais bien les conserver.

Hum! Il est fier de son coup.

On en reparle, deux jours plus tard.

Lui : J’aime bien celle que j’ai prise en gros plan. Je crois que je vais l’imprimer.

Moi : Tu veux que je la mette sur mon blogue?

Lui : Ouais. Mais tu mentionnes mon nom, hein?

Moi : Bon, d’accord, mais tu m’écris un petit quatrain pour accompagner la photo.

Ici, je dois préciser que mon ami a un blogue pour lequel il a reçu mon aide lors de l’installation mais qu’il n’utilise pas pour une foule de bonnes raisons.

Gnagnagna.

Voici la photo (non retouché) prise par St-Ex et son texte d’accompagnement.

Vue d’abeille

Une tulipe en son cœur épanoui

D’une abeille devint le réceptacle

Ses pétales d’un rouge inouï

Invitait l’insecte en son habitacle.

tulipe_st_ex2

_____________________________________________

La deuxième personne à s’inviter ici, je la connais depuis peu. C’est une amie virtuelle rencontrée au hasard de ma navigation sur le Web. Je reproduis ici le texte (non retouché) qu’elle m’a fait parvenir par courriel, la raison en étant qu’elle n’arrivait pas à insérer ce texte dans les commentaires du billet « Fuck » du 6 mai.

Mon billet ayant été écrit de façon impulsive et étant peu nuancé, il me fait plaisir de publier ici son commentaire qui présente une vision plus élargie du problème de la chasse aux phoques, sans pour autant endosser la totalité des idées émises.

Voici donc le texte de l’ardente défenderesse des droits des « êtres vivants ».

 

J'ai bien aimé les nuances de Christian Rioux (pas dans Le Devoir cependant) sur la Première Chaîne

Un manque (celui de parler des problèmes liés au mauvais traitement et à la cruauté animale ailleurs qu'ici) ne justifie pas pour moi de passer sous silence l'exploitation des animaux, tellement généralisée, l'épuisement de la planète, surpeuplée, qui au lieu d'avoir encore besoin de manger des animaux, cruellement élevés pour la plupart et de toute manière consommant énormément de nourriture eux-mêmes alors que des populations meurent de faim, d'énergie de différentes sortes d'énergie (eau, chauffage, culture intensive des sols, monoculture, piétinement des couches supérieures, etc.) et contribuant par leur trop grand nombre à l'augmentation de l'effet de serre (rots, gaz, déjections, etc. Voir à la pollution des nappes phréatiques, à l'appauvrissement des sols riches en humus et en faune essentielle.

Je n'ai pas de solution miracle pour les surpopulations animales ingérables, provenant la plupart du temps des dégâts humains sur la planète, considérée comme une commodité, un vaste étalage au service de la consommation humaine. Pas de solution autre que celle de l'éducation en vue d'un respect global, incluant les populations humaines, les femmes, les enfants... donc à moins courte vue, les hommes. Je n'y crois pas. 

Je ne crois plus qu'à la conservation d'une certaine dignité, qui pousse à poursuivre le travail de conscientisation, malgré tout.

Tuer un animal, c'est pour moi, de nos jours, se tuer soi-même, à plus ou moins long terme, en plus de tuer un professeur.

Il y aura toujours des gens pour tenter d'écraser et de niveler vers le bas les personnes qui se lèvent. Il faudrait que ces personnes voient tout en même temps, luttent contre tout en même temps, aient des pouvoirs surnaturels. C'est ce que je ressens de la part des personnes qui les jugent.

Les luttes sociales et les prises de conscience se font de manières souvent inégales. On voit ce qui nous blesse le plus d'abord. N'est-ce pas là la condition humaine. Et d'autres poussent et les luttes s'organisent et se construisent, jamais parfaites, jamais totalement englobantes parce que la Vérité n'existe pas et le supra regard objectif non plus.

Alors cette notion de liberté chérie qui permet de faire n'importe quoi et de ne pas intervenir parce que les autres aussi afin de conserver notre droit de faire n'importe quoi, pour moi, c'est l'ultime prison, la garantie hara-kiri suprême.

Bref, toute cette réflexion est intéressante et je m'opposerai toujours à la chasse, favorisant un rééquilibre de l'environnement.

Je suis totalement d'accord qu'il faille, comme Christian Rioux le soulève, poursuivre l'examen des cruautés envers les animaux. Je crois que ce que les inégalités que tu soulèves, Caboche, sont très pertinentes, mais devraient s'inscrire, toujours selon moi, dans un « il y a aussi ceci et cela à ajouter » et non dans un « regarde donc dans ta cour avant et laisse la nôtre tranquille ».

Tant mieux si on commence ENFIN à se soucier du sort des animaux, qui est aussi celui de l'espèce humaine, de la planète qui nous porte tous et toutes.

C'est là mon opinion. Désolée pour tout l'espace qu'elle a pris.

Zed

Je laisserai aux « squatteurs(euses) » le soin de répondre aux commentaires.

Nota bene : L’idée de prêter ou louer cette espace à des personnes qui, pour diverses raisons, auraient un urgent besoin de s’exprimer, me ravit. J’y vois la possibilité de prendre des vacances tout en m’assurant d’un petit revenu de retraite.

Squattez, mes amis, squattez.

Et vu la qualité des commentaires que je lis ici à chaque semaine, ma foi, l’affaire est dans l’sac!

sommeil

Posté par caboche à 23:32 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Une campeuse...

Jolie photo! J'a-do-re les tulipes. Mais l'abeille? Fichtre! Elle a dû filer par la petite fente, à droite.

Je me sens comme le saint gâteau, toute honorée d'occuper une place d'honneur avec ton insigne et parmi tes mélèzes à tiquettes. Merci Caboche. Tu ne me passeras pas que c'est de la paresse, cette générosité, plutôt de la c que de la p.

Zed ¦)

Posté par Zed Blog, 21 mai 2009 à 20:16

Prix trop bas...

C'est ça qui arrive quand le prix est trop bas. Les locataires et visiteurs éventuels croient que le logement est infesté de bibittes... Bibittes, tu sais?

Ouais... en plus, la proprio a l'air de dormir... ¦D

Zed ¦)

Posté par Zed Blog, 24 mai 2009 à 22:29

@ Zed

Un flop monumental, ce squat. J’ai analysé, disséqué la chose. L’autopsie est terminée.
Les bibittes réintègreront leur logis en douce, le temps des communes est révolu.
Et puis, je n’ai jamais eu le sens des affaires.
Home, sweet home.

Posté par Caboche, 24 mai 2009 à 23:20

Pantoute!

Ce n'est pas un flop, Caboche. C'est le constat que les gens viennent ici pour TOI. Les commentaires sont des fleurs qui poussent dans TON jardin. Sois fière!

Mais merci pour ta générosité, encore, bien sincèrement.

Zed ¦)

Posté par Zed Blog, 25 mai 2009 à 00:19

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