Anarchiquement vôtre

Salmigondis de mots sans queue ni tête, à ne pas prendre au pied de la lettre. Réflexions sur tout et rien pas toujours au quotidien.

23 octobre 2012

Tsunami au Québec

Depuis quelques semaines un raz de marée s’abat sur le Québec, recouvrant de boue,  les  ponts,  la chaussée, les édifices publics et tutti quanti, s’infiltrant même jusque dans les égouts.

Inutile de parler de l’odeur nauséabonde qui recouvre la Belle Province.

Pendant qu’une armée de gens bien intentionnés tentent de faire le ménage un peu partout, quelle ne fut pas la surprise des citoyens-payeurs de taxes de Montréal cette semaine  d’apprendre,  qu’une multitude de billets de banque (600,000 dollars environ) avaient été enfouis dans les égouts de la métropole.

 Il faut vraiment être rat pour aller jusque là.

Quelques élus municipaux cherchent maintenant un moyen pour récupérer cet argent sale sans trop se salir les mains.

Pourtant,  vu  les nombreux refoulements d’égouts qui se produisaient régulièrement un peu partout dans la ville, tous savaient  depuis longtemps que le système d’aqueduc  était désuet. Nous savons maintenant qu’il est pourri jusqu’à l’os.

Certains parlent d’histoires croustillantes, moi je trouve ça complètement dégoûtant.

Tous les soirs, au bulletin de nouvelles,  on nous serre un repas de cochonnailles indigestes.

Les invités entrent dans la pièce en marchant sur des œufs. Un malfrat se met à table, crache le morceau pendant qu’un autre s’étouffe avec ses menteries en tentant d’expliquer que s’il mangeait dans la main du maquereau c’était par peur de se faire couper les deux jambes. La plupart des  con vives ont le cerveau comme un gruyère plein de trous de mémoire.

Que ce soit croustillant ou dégoûtant, au repas de la malbouffe, les Québécois avalent  de travers par les temps qui courent.

Après un printemps rouge et bruyant au Québec, voilà un automne bien noir.

 

tsunami

 

Posté par caboche à 00:08 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

    Les dérives

    C'est difficile d'écouter le téléjournal ou n'importe quelles autres actualités télévisées et radiodiffusées, de même que la presse écrite qui en fait ses choux gras. On pourrait qualifier cet automne de brun plutôt que noir...

    Tout ça existe depuis longtemps, c'est juste que là, ici et maintenant, au et au su de la majorité, tous les détails nous en sont révélés, avec des noms, des visages, des lieux, des façons de faire, des sommes d'argent qui nous ont été volées. On s'est fait arnaquer, on le savait mais on ne pensait pas que c'était à ce point-là. On découvre que c'était érigé en système et que ça marchait rondement.

    J'essaie d'y voir une sorte de lumière au bout du tunnel... Je dois être une idéaliste finie.

    Posté par Zoreilles, 23 octobre 2012 à 09:39
  • Vogue la galère!

    Goûtant pour certains, à la recherche de choux gras, comme dit si bien Zoreilles.
    Mais dégoûtant pour le simple citoyen, qui cherche à comprendre pourquoi il continue à payer pour ces con vives prêts à tout et sans scrupules.
    Vivement un changement de cap ... Et vogue la galère!

    Posté par Le factotum, 23 octobre 2012 à 10:24
  • @ Zoreilles

    Chère idéaliste finie,
    Loin de moi l’idée de t’enlever un petit espoir de changement, parce que ça prend des gens capables de changer la couleur des saisons, d’y mettre s’il le faut une touche de rose pour en empêcher d’autres de tomber dans une profonde dépression.
    Mais moi je doute, je doute très fort qu’on puisse éradiquer la corruption. Tiens, à titre d’exemple : le métier de mafioso n’est-il pas « le plus vieux métier du monde », juste après l’autre là qui en détient le titre ?
    La lumière que tu essaies de voir au bout du tunnel, je pense que c’est un petit voleur à la noix, même pas majeur et membre d’un gang de rue qui, avec sa lampe de poche, tente de récupérer les miettes du magot.

    Posté par Caboche, 23 octobre 2012 à 15:43
  • @ Le factotum

    Je veux bien croire qu’il y aura un changement de cap, mais pour combien de temps, ça c’est une autre histoire. Ceux qui rament sur la galère, c’est le petit peuple.
    Les crapules s'en sortiront.

    Posté par Caboche, 23 octobre 2012 à 15:47
  • Je partage ton avis

    Oui, je partage entièrement ta vision de cet automne nauséabond, dans ton texte comme dans tes commentaires. Je ne comprends pas, pas du tout, comment nous pouvons tous rester assis sur nos culs et ne rien faire devant autant de malhonnêteté organisée et de goûjaterie minaudeuse!

    Oui, ce triste sire et tous ces comparses ont grassement profité de leur peur devant l'intimidation!!! Criss... Quand un jeune se fait intimider, il ne reçoit pas d'argent, il reçoit une volée! À quand la levée des gens ordinaires, qui ne sont ni étudiants, ni anarchistes, mais qui en ont plein le cul de se faire rire au visage par des abuseurs comme ceux qui nous sont aujourd'hui dévoilés? Mais non, nous restons là, spectacteurs impuissants d'une mauvaise blague faite à nos dépends!! Penser que ces gars là n'auront pas de compte à rendre, qu'ils sont protégés parce qu'ils ont décidé de nous montrer la point du iceberg de cette institutionalisation du crime organisé me fait vomir!!

    Posté par Jo, 28 octobre 2012 à 19:08
  • @ Jo
    Malgré mes haut-le-cœur face à toute cette corruption, je suis plutôt désabusée et je me sens bien impuissante devant le crime organisé. Le phénomène existe depuis la nuit des temps.
    Ils vont en épingler quelques-uns, le jeu va se calmer pour un temps et le manège va reprendre de plus belle. Personne va remettre le butin qu’ils nous ont volé.
    Je ne me vois pas marcher dans la rue avec une casserole et une pancarte « À bas la mafia! »
    Mais la « levée des gens ordinaires » pourrait commencer par l’exercice de leur droit de vote aux élections municipales. Ça c’est le premier pas à faire.
    Présentement, pour éviter la nausée, je m’abstiens de lire les articles des journaux qui décrivent par le menu détail les manigances et les pirouettes des voleurs et des fraudeurs.

    Posté par Caboche, 29 octobre 2012 à 14:36

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