Anarchiquement vôtre

Salmigondis de mots sans queue ni tête, à ne pas prendre au pied de la lettre. Réflexions sur tout et rien pas toujours au quotidien.

13 novembre 2012

Parties les feuilles …

Mais où sont-elles passées?

 

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Pendant qu’à Montréal des messieurs veston-cravate  pataugent dans les égouts et  jonglent avec les millions qu’ils y ont enfouis, occasionnant fuites et refoulements, je m’inquiète de mes feuilles mortes.

 

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Depuis quelques années, l’arrondissement où j’habite fait une collecte de résidus verts presque en catimini. Enfin, c’est peu publicisé. Si on est convaincu de l’importance et de l’utilité de la chose (et j’en suis), on peut téléphoner au bureau de l’arrondissement ou faire une recherche sur Internet pour obtenir les renseignements pertinents.

C’est ce que j’ai fait la semaine dernière pour apprendre que la dernière cueillette se ferait lundi le 12 novembre, et que désormais les feuilles devaient être placées dans des sacs de papier, des boites de carton ou des bacs de recyclage pour être ramassées. Il faisait beau soleil, j’avais tout mon temps, j’ai donc vidé mes gros sacs orange dans les contenants appropriés.

 

Lundi, 10 heures, midi, 16 heures, 20 heures, je jette un coup d’œil par la fenêtre, mes feuilles attendent toujours d’être ramassées pour finir leurs jours honorablement en compost.

 

 

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Mardi matin, je téléphone de nouveau à l’arrondissement (il faut être à la retraite pour avoir le temps de s’acharner ainsi sur un tas de feuilles …  mortes par surcroît).

J’avise donc que l’entrepreneur, payé pour ramasser les résidus verts n’a pas fait son travail et que mes feuilles chéries attendent toujours sur le bord de la chaussée. De plus, aujourd’hui c’est la collecte des ordures ménagères. Dois-je étiqueter les contenants ou placer un pictogramme pour qu’on s’y retrouve? On me rassure, les éboueurs sont avertis de ne pas ramasser les résidus verts.

 

Mardi, à 16 heures, les éboueurs ont ramassé les boîtes de carton remplies de jolies feuilles et ont laissé au chemin, le gros bac vert plein de feuilles.

Qu’est-ce que je fais maintenant avec mon bac vert?

Jeudi c’est la collecte des matières recyclables : papier, verre, plastique, etc.  Je ne peux pas laisser les feuilles dans ce bac!

 

Vous me dites que je devrais moi-même les composter? Je vais y penser.

 

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Posté par caboche à 17:10 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [8] - Permalien [#]

Commentaires

    C'est très très compliqué à Montréal. Mon père m'en parlait souvent. ce n,est pas que la ville est grosse, elle est désorganisée.

    Je ne vous conseille pas de composter vos feuilles, à moins d'avoir une bonne installation. ce compost sera trop pauvre, il faut un bon mélange.

    Un jour on vendra nos feuilles mortes!

    Grand-Langue

    Posté par Grand-Langue, 14 novembre 2012 à 22:07
  • @ Grande-Langue

    Les vendre? Je vois déjà le marché florissant de la feuille morte pointé à l’horizon.

    Certains les vendront au kilo, d’autres au mètre cube. Il y aura un tas de calculs à faire pour trouver la meilleure aubaine.
    Puis, des entrepreneurs véreux se mettront de la partie, les gangs de rue essaieront de contrôler le marché, la ville imposera des amendes aux citoyens qui mettront leurs feuilles mortes aux ordures. On instituera des commissions d’enquête pour faire la lumière sur le marché noire de la feuille morte. Les marchands de gadgets offriront aux consommateurs mille et un bidules qu’on s’empressera de consommer. Et la fête de la feuille morte damera le pion à Noël.
    Dites donc, vous en avez des idées, vous? Demain, je me lance dans une deuxième carrière.

    Pour ce qui est de la désorganisation de Montréal, la ville est championne avec ses 19 arrondissements et ses sous-maires. C'est triste.

    Posté par Caboche, 15 novembre 2012 à 00:23
  • Pourquoi?

    Wow! je n'aurais jamais cru l'affaire si compliquée!
    Pourquoi ne pas laisser tout simplement les feuilles hachées par la tondeuse qui serviront de compost pour la pelouse.
    Étrange ces façons de faire dans votre belle métropole.

    Posté par Le factotum, 15 novembre 2012 à 22:50
  • @ Le factotum

    Plutôt abracadabrante cette histoire, en effet. Je déchiquette les feuilles sur la pelouse en avant. Derrière la maison, les feuilles de l’énorme érable rouge sont malades alors je ne les laisse pas dans le jardin ni sur la pelouse.
    Et puis l’arrondissement procède par contrat et paie une entreprise pour les ramasser et en faire du compost. Mais à chaque année, ils tournent les coins ronds. Ça fait bien pour l’arrondissement de dire qu’elle fait de la collecte sélective, mais cette année, juste sur mon petit bout de rue de 500 mètres, il y avait environ une cinquantaine de sacs (de plastiques puisqu'on n'a pas été averti des changements) remplis de feuilles qui ont pris le bord des ordures ménagères.
    Je sais, il y a des problèmes beaucoup plus importants.

    Posté par Caboche, 16 novembre 2012 à 12:54
  • On n'est jamais si bien servis que par soi-même

    J'avais entendu dire que certaines villes ramassaient « le compost » mais je ne pensais jamais que ça pouvait être aussi compliqué à gérer!

    Pourquoi ne pas le faire soi-même? Manque d'espace? Les feuilles mortes mélangées à parts égales avec les épluchures de légumes, le marc de café et tout ce qui est compostable dans notre vie quotidienne, ça finit par prendre peu d'espace et on n'achète plus jamais de terreau pour nos jardins... J'ai tu mal compris quelque chose? J'ai tendance à trop simplifier ou trop compliquer peut-être?

    Posté par Zoreilles, 21 novembre 2012 à 07:28
  • @ Zoreilles

    Ah! Oui, il arrive qu’à Montréal, la moindre petite feuille de papier ou celle tombée d’un arbre devienne ingérable. Un maire (démissionnaire), 19 sous-maires, sans compter les cadres, les assistants et les adjoints, tous avec leurs petits pouvoirs, ça fait parfois un joyeux bordel.
    Pour la petite histoire du compostage : les terrains sont en général assez petits (ma cour arrière mesure 25 pieds par 30), alors la ville ramasse les résidus verts qu’elle composte et dans certains arrondissements, elle redonne aux résidents des sacs de terreau en échange de leurs sacs de feuilles.
    L’arrondissement où j’habite a été le dernier à Montréal à se résigner à faire une collecte sélective des déchets. Et comme plus de la moitié des habitations vivent dans des blocs appartements entourés d’asphalte et de stationnements, qu’un fort pourcentage des gens n’ont pas de quoi se nourrir convenablement, alors le ramassage des feuilles , ben ce n’est pas la priorité.

    Posté par Caboche, 21 novembre 2012 à 23:20
  • Félicitation pour cet article très intéressant

    Posté par Boris Asam, 09 avril 2014 à 12:00
  • Félicitation pour ce partage d'expérience enrichissant

    Posté par compost déchets , 10 avril 2014 à 04:40

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