Anarchiquement vôtre

Salmigondis de mots sans queue ni tête, à ne pas prendre au pied de la lettre. Réflexions sur tout et rien pas toujours au quotidien.

17 novembre 2012

Feuilles mortes, suite et fin.

Dernièrement on m’a fait réaliser combien les problèmes d’une retraitée peuvent être futiles.

Non mais vous vous rendez compte, se faire une montagne avec un tas de feuilles mortes, c’est ridicule. Des milliers de gens à Montréal échangeraient volontiers mon amoncellement de feuilles contre un seul de leurs gros problèmes quotidiens.

Tiens, je lisais dans le journal  dernièrement que certaines personnes, encore dans la force de l’âge,  avaient de graves  problèmes de mémoire, parfois aggravés de déficits auditifs et visuels (ils n’ont rien vu, rien entendu et ne se souviennent de rien).  Il y en a même un qui ne se souvenait pas de cadeaux qu’il avait reçus. Moi, quand je reçois un cadeau, ça me fait plaisir et je m’en souviens. Juste pour vous dire, il y a 39 ans j’ai reçu une sécheuse Inglis pour mon anniversaire, et bien je m’en souviens encore. Alors, c’est certain que si on m’avait offert toute une cave à vin ou des voyages dans le sud, je m’en souviendrais.

Mais bon, revenons à nos moutons, enfin, je veux dire aux feuilles mortes. J’admets que  je ne connais pas la quantité de feuilles que j’ai en ma possession, mais je ne les ai pas volées.

Et puis, j’ai eu une idée pour me débarrasser de celles qui sont dans mon bac de recyclage et qu’on n’est pas venu chercher.

Hier, lorsque j’ai vu arriver le camion de recyclage, j’ai abordé gentiment le jeune garçon.  Je l’ai regardé droit dans les yeux, j’ai pris un air assuré, je lui ai fait un petit sourire entendu  et je lui ai dit : Monsieur, j’ai dans mon bac de recyclage, des feuilles qu’on n’est pas venu ramasser avec les résidus verts, si vous les prenez, je vous donne deux petits gâteaux aux carottes pour votre collation et celle de votre compagnon.

Il avait l’air un peu surpris, il s’attendait peut-être à une autre proposition, je ne sais pas. Il y a plein d’histoires qui courent depuis quelques jours sur des escortes qu’on offre aux fonctionnaires.  

 

En tout cas, vous ne me croirez peut-être pas, mais il m’a répondu, poliment : Je suis désolé madame mais je ne peux pas accepter ce que vous m’offrez.

C’est pour dire comme il y a encore des gens honnêtes à Montréal.

 

Ça vaut bien une chanson en attendant la première neige.

 

 

Posté par caboche à 00:08 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [8] - Permalien [#]

Commentaires

    Vraiment très drôle, nous ne sommes plus habitués à ce genre de proposition et encore moins à ce genre de réponse!

    Grand-Langue (qui aurait accepté un peu ngâteau aux carottes)

    Posté par Grand-Langue, 17 novembre 2012 à 09:58
  • @ Grande-Langue

    Il faut croire qu’il reste encore des incorruptibles purs et durs. Ça fait du bien au moral. Mais peut-être qu’il était allergique aux carottes?

    Pour ce qui est de faire du commerce sans payer en espèces, cet hiver je cherche quelqu’un pour déneiger l’entrée de la maison.
    Je vous l’offre en primeur, en échange d’une tarte aux pommes.

    Posté par Caboche, 17 novembre 2012 à 12:09
  • C'est gentil de penser à moi mais je cherche aussi quelqu'un pour faire le même boulot!

    Grand-Langue

    Posté par Grand-Langue, 17 novembre 2012 à 23:18
  • @ Grande-Langue

    Alors, on fera le troc de bons mots puisque vous êtes une Grande langue et moi une vraie Caboche

    Posté par Caboche, 18 novembre 2012 à 15:05
  • Délicieuse proposition

    Peu de gens ont en effet tant de scrupules, c'en est rafraîchissant... Refuser tes gâteaux aux carottes!

    J'irais bien déneiger ton entrée contre une tarte aux pommes. J'adore pelleter... et la tarte aux pommes. En plus, je serai à la retraite bientôt, je pourrai me permettre de choisir où j'investis mes heures libres et il faudra que je dépense les calories ingérées. C'est gênant d'époussetter mon exerciseur de marche et de ne plus me souvenir de toutes ses fonctions quand j'arrive pour en faire...

    Posté par Zoreilles, 21 novembre 2012 à 07:38
  • En attendant les bancs de neige

    @ Zoreilles

    C’est un « deal ». Je me mets au fourneau. Tiens, je te laisserai la grosse neige pesante tassée par la charrue sur le bord de la rue (mon dos ne me permet pas ça) et je déblaierai les marches de l’escalier. On va se faire un party de neige en regardant la souffleuse passer. Quand on aura les pieds et les mains gelés, on rentrera manger de la tarte aux pommes en parlant de choses et d’autres et de la beauté de l’hiver. Vivement la retraite!

    Posté par Caboche, 21 novembre 2012 à 23:22
  • Ailleurs

    Montand, oui.
    Et Barbara ? les feuilles la laissait assez indifférente, je crois, mais Nantes... et les oiseaux au bord du lac...
    Hors sujet ? certainement !

    Juste le plaisir de papoter un petit matin frileux de Novembre avec une amie virtuelle qui va bientôt être enfouie sous les neiges. Lalalère

    Belle journée

    Posté par Chantons, 28 novembre 2012 à 03:09
  • @ Dame d’Ailleurs,
    Vous arrivez toujours au moment où je vous attends le moins, comme la première neige ce matin sur Montréal. J’aime les surprises et c’est toujours un plaisir de vous lire. Un brin de soleil dans la grisaille de novembre lorsqu’il ne reste plus de feuilles aux arbres.
    J’aimerais bien être à Nantes.
    Bonne journée

    Posté par Caboche, 28 novembre 2012 à 23:14

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