Anarchiquement vôtre

Salmigondis de mots sans queue ni tête. Réflexions au quotidien sur tout et rien.

03 novembre 2009

Un tiers de un tiers, ça fait combien?

Ça ne fait pas beaucoup de gens qui se sont prévalus de leur droit de vote aux élections municipales à Montréal. Sur une population d’un peu plus de un million de gens en âge de voter, à peine plus de 35% sont allés aux urnes, et de ceux-là, 37% ont voté pour le maire sortant embourbé par-dessus la tête dans des scandales financiers. (37% X 35%= 12,95%)

Ciel! Je vous épargne le calcul : le maire de Montréal a été réélu par environ 138 000 personnes! Ça nous fait une belle jambe, ça!

J’entends l’argumentation des non votants, toutes les raisons sont bonnes n’est-ce pas pour ne pas faire son devoir de citoyen. Ben non, pas pour moi. À moins que vous ayez été cloués au lit par la grosse-grosse grippe et qu’un vent de civisme vous ait animés pour ne pas contaminer vos concitoyens, il n’y a pas de raisons pour moi de ne pas voter à une élection.

Le droit de vote n'a pas toujours été universel chez nous. Au Québec, c’est seulement depuis 1940 que les femmes ont droit de vote (c’est-y assez loin de l’égalité des sexes, ça?). Aux élections scolaires, il fut un temps où il n’y avait que les propriétaires qui avaient le droit de vote, (comme si l’éducation ne concernait pas tout le monde – c’est pas parce que t’as pas d’argent que t’as pas de cervelle).

Non, je ne me lancerai pas dans l’histoire du suffrage universelle et de la démocratie, mais ça me désole vraiment de constater les faibles taux de participation aux élections tant scolaires, municipales, provinciales que fédérales.

Et oui, je sais, nous sommes appelés aux urnes à tout bout d’champs, et « ils sont pourris,  menteurs, voleurs, tricheurs et opportunistes », ils ont tous les défauts du monde, alors on ne sait pas trop à qui donner son vote et on s’abstient. . Mais c’est un cercle vicieux, (attention, je n’ai pas dit qu’ils étaient vicieux), moins la population s’implique, plus on donne de corde à nos dirigeants, et ce n’est pas certains qu’ils vont se pendre avec.

Je sais, j’ai l’air fermée à tout opinion divergente, mais détrompez-vous, vous pouvez vous exprimer ici, émettre un avis différent du mien, argumenter, il n’y aura rien de censurer. Vous écrivez un commentaire et clic, il apparaît et je réponds.

Je m’énerve parce que je suis déçue du résultat de l’élection et parce que la personne qui reprend le pouvoir l’a obtenu en fait qu’avec 13% des voix des Montréalais (voir petits calculs au premier paragraphe). Quel message avons-nous envoyé? Quelle ville pouvons-nous espérer pour les 4 prochaines années?

J’aime ma ville, j’aime Montréal aux quatre saisons,  Montréal que je vous présente souvent en photos, sous tous ses angles, du grand fleuve jusqu’à la rivière des Prairies, du Vieux  jusqu’aux nombreux parcs qui bordent la rivière au nord. J’aime ses ruelles lorsqu’elles sont décorées, ses escaliers en colimaçon, sa montagne que je veux protéger avec sa vue sur le fleuve, ses patinoires extérieures l’hiver, ses pistes cyclables parfois cahoteuses, ses îles de verdure construites de toutes pièces au milieu du fleuve, ses musées qui pourraient ouvrir gratuitement une journée par semaine, ses jardins, ses festivals peu m’importe à quelle date ils ont lieu.

Je ne veux pas d’une ville sale, je veux une grande ville qui attirera les investisseurs, que les touristes aimeront visiter pour son cachet français unique en Amérique, une ville où je peux circuler en métro, à vélo, rapidement et en toute sécurité.

Je veux le paradis sur terre, monsieur le maire. Alors en bonne perdante, je me rallie à la décision du tiers du tiers et j’espère que vous aurez un peu de Vision pour Montréal, un Projet propre et vert et que vous écouterez sagement vos adversaires.

montreal

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28 octobre 2009

Sous le masque

Qui peut prétendre n’avoir jamais porter de masques?

Par politesse, pour se défendre, pour plaire ou pour fuir, on se voile, on se cache, on joue la comédie. Certains ont des talents d’acteurs plus que d’autres.

L’actualité nous en donne quotidiennement  des exemples.

Des politiciens jouent aux bouffons, des magnats de la finance se déguisent en tout puissant, des patrons mal dans leur peau posent en bourreaux : maquillage de mensonges ou de vérités pour sauver sa peau.

Et le commun des mortels, vous et moi, savons aussi mettre en scène des personnages.

On rit pour cacher nos pleurs, on grogne pour dissimuler la peur, on lève le point pour étouffer le doute.

Les masques seraient-ils une question de survie?

Joyeuse Halloween!

hall09



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23 octobre 2009

En vrac : fric, manigances et bouche cousue.

Attention Grandes langues, on ne dit pas ce qu’on veut sur le Web.

Vraiment je n’ai pas d’veine. Dernièrement j’écrivais dans un commentaire chez un blogueur que j’étais un peu lasse de cette odeur d’encens … sement qui flotte dans l’air chez moi Et juste au moment où je réfléchissais au contenu de mon blog, trouvant celui-ci trop modéré, manquant un peu de piquant, de provocs, de débats où on pourrait s’envoyer les baguettes en l’air, voilà que je lis dans le journal que la liberté d’expression virtuelle a ses limites.

Moi qui échafaudais de vilains plans pour semer la controverse, eh! bien, ça m’a presque clouer le bec.

J’écrirai donc en vrac aujourd’hui tout ce qui me met en rogne,  en taisant tout ce qui pourrait m’amener des poursuites.

1-     La puanteur des élections municipales où je devrai choisir entre  un parti qui sent le d’sous d’bras et les pieds à plein nez, un autre qui sent le déodorant mais qui cache peut-être une petite odeur de camembert et un troisième plutôt inodore, sans saveur, mené par un hurluberlu qui va droit dans l’mur.

2-     Le talent incontestable de nos dirigeants et de nos journalistes pour semer, sans retenue, la panique dans la population, sans être foutus d’éternuer dans un mouchoir pour ne pas contaminer le peuple par leur propre insécurité et leur incompétence. (Je ne veux pas savoir s’il y aura assez de sacs mortuaires pour transporter mon corps).

3-     La gang de voleurs, de menteurs et d’hypocrites qui nous prennent pour des cons et qui s’en tirent toujours à bon compte. Le virus le plus répandu n’est peut-être pas celui qu’on pense. (Réflexion à moi-même : pourquoi n’ai-je pas accepté de payer au noir l’ouvrier qui m’offrait de régler les travaux sans facture?)

4-     Les gros bras qui font la pluie et le beau temps et mènent les grosses têtes enflées par le bout du nez, à moins que ce ne soit par le gros bout du béton bâton, de la pioche ou du marteau.

5-     La démocratie crasse, pourrie qui se gargarise de commissions d’enquête et de consultation bidon.

Attention, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

Alors, revenons à nos moutons, peut-on exprimer librement nos frustrations sur Internet, dans les forums, sur les blogs, sur Facebook ou Twitter?

Où se situe la frontière entre notre liberté d’expression et la diffusion de propos diffamatoires ou haineux?

Une jeune femme américaine « fait face à une poursuite de $50 000. pour avoir « malicieusement » diffusé des propos diffamatoires au sujet d’une entreprise ». (Une remarque anodine sur Twitter). L’anecdote est racontée dans l’hyperlien plus haut.

Certains ont la langue bien pendue, d’autres ne l’ont pas dans la poche, il y a les langues de bois et les langues de vipère, mais parfois vaut mieux s’en tenir au motus et bouche cousue. À moins que …

vous ayez assez de sous pour vous offrir une protection. Alors là, je vous le donne en mille, vous n’aurez plus rien à craindre puisqu’une compagnie d’assurance offre maintenant une protection aux internautes en cas de poursuites.

Mais oui, tout est une question de gros sous dans la vie.

Sans fric, ferme ta gueule pis rame.

langues_p

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11 octobre 2009

Ta ... (c'est le titre)

Ta comme dans TABOIRE

Ta comme dans tarla

Ta comme dans tabarn …

Taboire que c’est beau l’automne dans mon pays!

Pourquoi donc irais-je à Bali

Quand en octobre, l’or du Pérou

Recouvre les arbres un peu partout?

automne1

automne2

Tarlas c’est ce que nous sommes lorsque, incapables de nous tenir debout et de faire reconnaître nos valeurs et notre culture commune, nous nous recroquevillons comme une vieille feuille morte.

automne3

      

Je fais référence ici à la décision prise par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) de permettre à des minorités religieuses de choisir leur évaluateur à un examen de conduite de la SAAQ en fonction de leur sexe.

automne_SAAQ

Tabarn… (bon le gros mot) que je m’accommode mal des accommodements déraisonnables, mous, discriminatoires qui nous font avancer en arrière, à reculons.

Si la demande d’accommodement nous semble aberrante, c’est qu’elle est loin de nos valeurs, de notre culture et de nos règles de conduite dans une société laïque. Mais il est davantage absurde et insensé, que nous cédions à de telles demandes d’accommodement au nom de la religion. Le vivre ensemble, l’accueil l’intégration, le respect, la tolérance, pour moi ce n’est pas ça.

Tabouère, le plus tarla n’est peut-être pas celui qu’on pense. C’est pas parce qu’il le demande au nom de sa religion qu’il faut lui accorder, au nom d’une mollesse bien pensante, tabarnouche.

Vraiment cette histoire en est une de tatas pas d’tête.

automne4C

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28 septembre 2009

Une odeur de ...

La vie réglée comme du papier à musique, ce n’est pas pour moi, la routine non plus et tourner en rond m’exaspère.

Alors je cherche désespérément à innover. Quel plat concocter pour satisfaire l’appétit du lecteur toujours avide de mets épicés?

Faire rire, faire pleurer, provoquer la colère, monter aux barricades, me mettre à nu (je n’ai pas dit tout nu, hein?), faire campagne pour sauver la veuve, l’orphelin et la planète, il me semble avoir traité de tout ça en long, en large et en couleur.

Le son, l’image, la photo, la BD, l’enregistrement de ma voix pour la cause, n’ai-je pas fait le tour des quatre saisons?

Mais non, il y a une chose dont je ne vous ai pas parlé, l’odeur.

Ah ! Ha! Vous ne m’aviez pas senti venir avec cette histoire?

Je vous prends par surprise?

Eh! bien tant mieux.

Vous saviez que les villes ont des odeurs?

Bon, je vous entends penser là. Les villes, dans leur grisaille, puent.

Pas tout le temps.

Sachez que les villes inspirent les grands parfumeurs. Chez Guerlin on trouve le Paris-Tokyo (vert et floral), le Paris-New-York (oriental boisé). Il y en a une kyrielle comme ça de jolis parfums des villes.

Thierry Wasseur, parfumeur chez Guerlain, est venu mettre son nez à Montréal. Et qu’est-ce qu’il a senti?

Je vous le donne en mille.

Il a senti la légèreté, parfumée d’une petite touche de nationalisme!!! Ça me fait plaisir.

Par contre, il n’a détecté aucune odeur de sainteté et vous allez comprendre pourquoi.

Oui, il y a une certaine légèreté parfois dans ma ville. Le Montréalais et la Montréalaise aiment fêter, danser, la tête dans les nuages, le pied léger, on en trouve même qui ont la cuisse légère. Monsieur Wasseur l’a bien senti.

Mais ce qui lui a échappé c’est que présentement à Montréal, ça sent les élections … et il n’est pas nécessaire d’avoir le nez fin pour sentir l’odeur désagréable que dégage la corruption.

Tiens, pour camoufler l’odeur, je ne serais pas surprise que le maire sortant parfume la ville d’un produit de son cru : Le parfum Promesses électorales de la maison Tremblay, à moins qu’on le nomme «Tête dans le sable » ou « Ignorance crasse ».

Ses bouteilles coûteront une fortune, des millions, je vous dis.

Leur particularité : Elles seront toutes surmontées d’un petit compteur qui régularise le débit d’utilisation. Ça joue déjà du coude dans les coulisses pour obtenir le contrat.

odeur

Un sondage prévoit que 50% des Montréalais n’ont pas confiance en ce produit. Les  autres ont malheureusement le nez bouché.

D’ici le 1er novembre, ne sentez-vous pas l’urgence d’aiguiser vos sens, d’avoir le nez fin pour déceler le patronage et l’hypocrisie afin de s’offrir une Vision net de Montréal si on veut y bâtir un Projet viable.

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20 septembre 2009

Un choix difficile

Il y a des moments dans la vie où il faut faire des choix. En cet automne 2009 me voilà placer devant le choix ultime : de quoi vais-je mourir cette année?

Avouez que le dilemme est de taille.

Depuis quelques temps, j’ai la nette impression que les medias organisent des campagnes de peur. Il y a anguille sous roche. Je soupçonne quelques magnats de la finance ou quelques entreprises désireuses de faire des profits,  d’abuser du bon peuple.

Je ne citerai que deux exemples.

    

Il ne se passe pas une journée sans qu’on nous parle de la grippe A (H1N1) qui s’apprête à décimer  une bonne partie des habitants de la planète.

Tiens, juste hier, j’apprenais qu’on s’affaire à stocker des linceuls pour parer à toutes éventualités. On ne pourra pas dire que nos dirigeants ne nous ont pas avertis du danger.

Autre manchette réjouissante, l’ours noir est aux portes de nos villes. Oui, messieurs dames,  la radio, la télé et les journaux nous inondent de conseils sur la façon de cohabiter avec l’animal tout en le tenant à distance. Or la bête, statistiques à l’appui, a fait 6 morts en 25 ans au Québec. (Il y a davantage d’ours noirs tués par l’homme).

Suite à ces dangers qui menacent ma tranquillité d’esprit, que dis-je, ma survie,  ma vie se déroulent en dents de scies.

scie3

C’est pourquoi je fuis Montréal comme la peste, présumant que le méchant virus se répandra dans la métropole comme une traînée de poudre.

Cependant je ne me trouve pas davantage en sécurité dans mon havre de paix au fond des bois. L’ours noir grogne. Oui, je sais, il y a plus de risques de se faire mordre par un chien que de se faire attaquer par un ours. Mais bon … j’ai aussi peur des chiens.

Voilà donc une des raisons pour lesquelles vous me lirez un peu moins souvent ici. Je cherche un abri.

choix3

P.-S. : N’allez pas croire que je cherche à vous faire peur. Je n’active pas la touche « supprime » de ce blog. Ce billet est le 227ème  depuis le 10 janvier 2007. Il y en a 226 autres que vous pouvez lire si vous trouvez le temps long ou si par malchance vous êtes alités pour une période indéterminée.

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27 août 2009

L'ours noir, mode d'emploi

Lieu : Parc National du Cap Tourmente

Août 2009

Ensoleillé  35° C.

Préposée à l’accueil : Bonjour, qu’est-ce que je peux faire pour vous?

La randonneuse : J’aimerais avoir une carte des sentiers de randonnée.

La préposée : Oui, certainement. Les niveaux de difficulté sont indiqués ici, ainsi que la distance et le temps approximatif pour faire le parcours des sentiers. Vous êtes seule?

La randonneuse : Oui.

La préposée : Vous êtes à l’aise avec l’ours noir?

La randonneuse : …  …. !!!!! ????? ……. Sourire énigmatique …..  Décidément, cette préposée a le sens de l’humour. Devrais-je lui demander de reformuler la question ou de préciser s’il est vivant ou empaillé?

Euh! … Non, je ne suis pas à l’aise, pas du tout.

La préposé : Il y a plusieurs ours noirs sur la réserve. Si vous en rencontrez un, voici ce que vous devez faire : Ne fixez pas l’animal dans les yeux, faites du bruit, agitez les bras, reculez sans jamais quitter l’animal des yeux. Lorsque l’animal s’éloigne de vous, vous pouvez poursuivre votre route ou rebrousser chemin.

La randonneuse : Vous croyez que je peux aller marcher seule?

La préposée : Oui. Plusieurs personnes en voient fréquemment mais il n’y a jamais eu d’accidents. Pour être plus à l’aise vous pouvez porter un grelot comme celui-ci. On en vend au kiosque à l’entrée des sentiers.

Je me procure un grelot et me résigne à accroche à ma ceinture l’accessoire indispensable au marcheur solitaire.

La trousse de survie fait un bruit d’enfer qui réveillerait sûrement un ours en hiver.

J’emprunte le sentier au bas de la falaise, juste à l’orée du bois. Sous aucune considération j’entrerai en forêt.

Sous un soleil de plomb, je marche sous tension, sans entendre évidemment le moindre chant d’oiseau.

Les cerisiers sauvages sont nombreux tout le long du chemin, les excréments d’ours aussi.

Un cerisier, un petit tas et ça n’en finit pas. De toute évidence j’ai pris la mauvaise décision.

Après une heure de marche, je sue à grosses gouttes et je me sens un peu vache. Y a rien à faire, j’ai les grelots, alors je rebrousse chemin et rentre au bercail.

Je n’ai rencontré aucun animal, mais j’ai vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours. Oui, oui, Il me l’a dit, l’ours n’était pas loin derrière un cerisier……

Cap_Tourmente_BD

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18 août 2009

De visu

Robert Charlebois - Si j’avais les ailes d’un ange

Apprenant qu’une guéguerre de clochers s’était déclarée entre Montréal et Québec, j’ai pris mes jambes à mon cou …! (non, j’ai pris la voiture) par 35 degrés Celsius et suis allée vérifier sur place l’état des hostilités.

Je vous le dis tout de go, les gens de Québec sont paisibles,  festifs et accueillants.

Bon, j’ai tout de même fait l’effort de délaisser l’accent montréalais pour adopter celui des habitants de la vielle capitale, histoire de m’intégrer totalement pendant  quelques jours. Je n’allais tout de même pas fanfaronner en vainqueur.

J’ai donc remarqué que la ville de Québec n’avait vraiment rien à envier à Montréal.

Il y a autant de travaux sur les voies rapides qui entourent ou traversent la ville.

quebecE

Impossible de trouver un hôtel à prix raisonnable à moins de 20 km du centre ville, tout est complet.

Des activités en tout genre foisonnent : expositions, spectacles, marchés publics, concerts, je ne savais plus où donner de la tête.

quebecD

Certes, ce n’est pas une mégalopole. Il y a de toutes toutes petites rues.  L’avenue du Chien, par exemple, est si étroite qu’un berger allemand n’arriverait pas à si faufiler.

quebecA

Admettez que c’est charmant tout de même.

Et dans ses ressemblances, il y a de jolies différences, pour se dépayser, pour voir le fleuve s’élargir, pour goûter à la cuisine régionale, pour sentir une odeur presque de mer sur les battures à la sortie de la ville.  (Oui, il a bien fallu en sortir pour aller dormir à Ste-Anne-de-Beaupré!)

Tiens, je vous mets au défi de départager ci-dessous les vues du Vieux Montréal et du Vieux Québec.

Je soupçonne le maire Labeaume d’avoir copié sur nous…!

quebecC

quebecB

Alors, voulez-vous bien me dire pourquoi le maire de la vieille capitale s’envoie les baguettes en l’air avec si peu d’élégance?

S’il faut vous envoyer notre club de hockey, nous le ferons.

Bon, je dis ça comme ça mais c’est Juste pour rire parce que vos sorties intempestives sur l’agenda des festivals prennent l’allure d’un Cirque au Soleil, monsieur le Maire.

Alors, je repars vers d’autres lieux, il y en a tant de festivals pour me faire découvrir un autre coin de pays. Irais-je voir celui de la patate, du cochon graissé, de la gibelotte, des guitares du monde, du chocolat ou le festival du Canard en Fête à Lac-Brome?

Je crois que ce sera le festival du chant des huards au Lac-du-Cerf.

À bientôt, les pieds dans le ruisseau.

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02 août 2009

Ô Tlaloc! Qu'as-tu fait

Je n’y échappe pas, à chaque été il suffit que je fuie … la ville pour qu’une histoire d’eau me rattrape et fasse la pluie et le beau temps dans ma vie.

Vous vous souvenez peut-être à quel point j’ai pompé l’air en juillet 2008 en cherchant de l’eau?

Eh! bien cette été, qui l’eût cru, l’eau je l’ai trouvée puisque j’ai passé les vacances dans la flotte.

pluie_1C

Histoire d’un été vermouillé.

Il a tellement plus en juillet qu’une mousse végétale s’est répandue sans retenue sur chaque pierre du jardin et a décoré joliment les blocs de béton qui soutiennent la galerie du chalet.

Pour alimenter les conversations et apporter un peu d’eau au moulin, il y a les végétaux qui se sont excité le poil des jambes et se sont mis à pousser sur le paillasson.

Un été de mycologues, je vous dis. Tout ce qu’il y avait à faire c’était de cueillir des champignons.

pluie_2C

Ça dégoulinait de partout, on ne rigole plus hein, le chemin pentu qui mène au chalet était complètement raviné.  Vraiment, il n’y avait pas de quoi se gondoler.

En tout cas on a écopé, 3 pouces d’eau quotidiennement dans la chaloupe. Pour les biceps, y a pas mieux, pour le moral et pour le dos, y a pas de mot.

Alors est-il nécessaire de vous dire que j’en avais « plein mon casque ».

pluie_2D

Au dixième jour, j’aurais pu chanter : « Les pieds dans le ruisseau …  ». Mais non.

Les pieds dans mes pantoufles,

Moi je regarde couler la pluie.

Et lorsque le vent souffle,

Elle s’infiltre, quelle avanie!

Avec la serpillière,

J’ai épongé toute la nuit.

Et comme une éclusière,

Je retenais le flot maudit.

Après 15 jours d’averses incessantes, j’ai pris le taureau par les cornes (à moins que ce ne soit le poisson par les ouïes) :

pluie_3A

Allons Caboche, ne te laisse pas abattre par quelques ondées, une petite virée dans les champs de fraises te fera le plus grand bien.

Mais le terrain était gorgé d’eau. Qu’à cela ne tienne, une voix m’a soufflé : «Take a kayak, take a kayak ».

Je n’en avais pas. Je suis donc revenue trempée jusqu’au os.

pluie_3C

Est arrivée finalement la goutte  qui a fait déborder le vase.

La chute du mercure à 7º Celsius a sonné l’heure du départ.

N’arrivant plus à éponger mes malheurs, j’ai pris le chemin du retour.

pluie_4C

Je croyais qu’en suivant l’arc-en-ciel, y aurait peut-être un brin de soleil au bout du tunnel. J’ai trouvé une route en construction pour cause d’effondrement de la chaussée inondée.

Et j’aime autant vous dire que ce n’est pas à Montréal que le soleil brillait à plein feu.

Je vous le dis, mes amis, en cas de pluies torrentielles, il n’y a qu’un mot d’ordre :

TAKE A KAYAK.

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24 juin 2009

Mon clavier ne répond plus

Vous ne me croirez peut-être pas, mais lorsque je me suis assise ce matin devant mon clavier il s’est mis à marmonner.

Je ne comprenais rien à ce qu’il essayait de me dire. Il prenait un accent d’ailleurs, « placotait » sans rime ni raison, glissait quelques mots en anglais et tenait un discours des plus insolite.

Pis encore

Il me disait des bêtises.

Proférait des insanités. 

C’est alors que je me suis mise          

À lui parler dans le nez.

Hey! Le Querty, branche-toi.

Tu veux que je te mette sur la touche?

T’es déconnecté ou quoi?

Monsieur s’offusque, prend la mouche.

Je ne le reconnaissais plus

Lui, de coutume si docile.

Je crois bien qu’il n’en pouvait plus   

Il jouait les imbéciles.

En se mettant à « tab »,  il finit tout de même par cracher le morceau. Alors, j’ai vu apparaître sur l’écran, en lettres rouges, bien centrées, les mots suivants :

J’ai besoin de vacances.

J’ai compris  qu’en juillet, mon clavier ne répondrait plus. 

Je pars donc très bientôt, faire une petite virée au pays du maringouin et de la «frappe-à-bord », et j’écouterai le soir le chant des huards.

Claude Gauthier – Le chant du huard

Comme le dit si bien Brel, les pieds dans le ruisseau, je regarderai lentement couler la vie.

Je vous laisse sur quelques images de ce joli coin de pays dont je vous ai si souvent parlé,  le Lac-du-Cerf dans les Hautes Laurentides, d’où il faudra bien que je revienne quelque part en août.

Sur une musique de Gilles Vigneault,  J’ai pour toi un lac, vous pouvez jeter un coup d’œil par ici en cliquant par la suite sur « Diaporama en musique ».

ete09

Posté par caboche à 22:56 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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