Petites exaspérations du moment
Les imbéciles heureux m’exaspèrent. Les ayatollahs de tout acabit m’excèdent au plus haut point.
Qui est le plus imbécile : de celui qui a conçu cette publicité ou du comédien qui a accepté de la présenter?
Je fais référence ici à la pub anti-tabac : « Un dehors sans fumée » dans laquelle le comédien nous explique, avec un air angélique, qu’il doit courir avec son fils en se bouchant le nez pour traverser le nuage de fumée secondaire à l’extérieure d’un édifice.
Le témoignage mélodramatique se termine à peu près comme ceci : Je t’aime mon petit garçon, je veux pour toi un dehors sans fumée.
Quelle belle leçon d’intolérance et de mépris à donner à un enfant.
Si le tabac tue, dommage que le ridicule ne tue pas.

Les religions se suivent et se ressemblent. Depuis la nuit des temps, les ayatollahs nous surveillent.
En 1950 on montrait du doigt ceux et celles qui n’allaient pas à la messe le dimanche.
Ils étaient les pestiférés de l’époque dans la belle province de Québec catholique mur à mur.
Aujourd’hui on pointe du doigt :
Ceux qui sont obèses.
Ceux qui fument.
Ceux qui mangent gras
Ceux qui ne courent pas leur kilomètre quotidiennement
Ceux qui ne mangent pas leur 5 portions de légumes tous les jours.
Celles qui osent donner un biberon plutôt que d’allaiter.
Ceux qui ont des écarts de langage.
Ceux qui ne suivent pas les normes imposées par le Grand Manie tout.
Bientôt, de tout cela, on en fera des lois, pour que tout le troupeau marche au pas.
On aura une société propre, propre, propre, bien épurée de tous ses récalcitrants. Et gare au robot qui sortira du rang.
Ce jour-là, je serai sédentaire, je mangerai gras et j'appellerai un chat, un chat.