Anarchiquement vôtre

Salmigondis de mots sans queue ni tête. Réflexions au quotidien sur tout et rien.

27 septembre 2007

"Écoute crier les outardes"

Les outardes, c’est bien connu, n’ont pas d’habit de neige.

Alors, l’automne venu elles migrent vers le sud.

Pour ne pas se geler les pieds, elles fuient l’hiver.

outardes

Depuis une semaine, j’entends tous les soirs leur bavardage.

Elles survolent la rivière près de chez moi et s’y posent pour une halte.

J’en ai vu des dizaines. Voilà ce qu’elles disent dans leur langage.

Elles sont très belles avec leur tête noire et leur plumage café au lait,

Mais un peu sottes je crois, pour partir par un si beau temps,

Quand les arbres se parent de leurs plus beaux atours.

automne_lac

Elles ne doivent pas être très gourmandes,

Pour laisser derrière elles,

Toutes ces pommes au verger.

pommes_1

Et oui, l’automne est arrivé.

Le Québec est couvert d’or, de bronze et de feu.

Je pars quelques jours admirer la magie de ces coloris.

À bientôt

             feuille

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23 septembre 2007

L'aveu

Suite aux déclarations de la cycliste québécoise Geneviève Jeanson, je m’empresse ce matin de faire taire les rumeurs qui circulent à mon sujet en relation avec ma passion du vélo et les substances étranges dont je me nourris.

Certes je fais du vélo,

Mais « je n’ai jamais pris d’E P O ». (de ma vie)

Je sais, vous vous questionnez sur mon âge,

Vous vous dites, elle n’est vraiment pas sage,

À l’allure où elle roule,

Elle a perdu la boule.

Elle se drogue, c’est sûr, elle se pique,

On croirait une athlète olympique.

Et bien vous avez tout faux,

Assurément j’ai des défauts

Je fume, je bois, et je parle un peu trop,

Mais j’ai tout d’même quelque chose dans l’ciboulot.

Je ne prends pas d’E P O

Que les jeanson méchants

Ils veulent que j’avoue.

Ils ne mettent pas de gants blancs                                          

Pour me faire mettre à genoux.

Et bien, j’irai droit Aubut

Avant qu’on me traîne dans la rue,

Vous saurez de quelle substance étrange

Je me grise, je m’enivre.

Je me gave d’oranges.

Je vous défends de rire.

epo

musique: Yves Montand - À bicyclette    

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21 septembre 2007

Histoire cochonne (2ème partie)

(Pour une meilleure compréhension, la première partie est .)

Vous pouvez accompagner votre lecture d’une musique de détente : Sounds of Nature – Méditation yoga

Le philosophe relisait ses maîtres à penser espérant trouver une solution à la surpopulation de la porcherie. Mais ni Rousseau, ni Freud, ni A.S. Neil ne lui venait en aide.

Pour sa part, Sylvie ne parvenant plus à dormir fit appel à ses connaissances d’astrologue. Si son philosophe d’amour n’arrivait pas à régler le problème, elle ferait appel au cosmos.

En faisant la carte du ciel de tous ses rejetons, elle put déterminer les points forts et les points faibles de chaque cochon.

En s’appuyant sur les 12 maisons du Zodiaque et sur la position des planètes, il lui devint facile de déterminer le moment idéal de la mort de chaque porc.

Évidemment, connaissant son altruisme, la mise à mort ne serait pas facile.

Mais tout devenait enfin clair et limpide. On allait vivre en harmonie avec les astres.

Il y avait bien un moment pour le retour à la terre, enfin, pour le voyage vers l’abattoir.

Comment ne pas y avoir pensé plus tôt : C’était écrit dans le ciel.

C’est ainsi que Benoît et Sylvie mirent fin à leurs nuits d’insomnies et de cauchemars. Lui, rêve maintenant de L’Émile et des Libres enfants de Summerhill et elle, se promène toutes les nuits entre Mars, Saturne, Vénus et Jupiter.

P.-S. : Vous pouvez lire le prologue de cette histoire ici

cochon2

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18 septembre 2007

Histoire cochonne (1ère partie)

Il était prof de philo, mais devant le désintéressement de ses étudiants, il décida de changer de cap.

Elle était astrologue mais par amour pour son philosophe, elle le suivit dans l’aventure.

Benoît et Sylvie ont quitté la grande ville il y a 5 ans pour s’établir sur une ferme et faire l’élevage du porc.

Écologistes dans l‘âme, amoureux des animaux et adeptes de « l’École de Summerhill », ils voulaient une ferme « humaine »où règne un vent de folie et de liberté. Pas question de maltraiter le petit cochon rose. Les porcs seraient leurs enfants, ceux qu’ils n’avaient pas eus.

À la ferme Besyl, le cochon avait la côtelette heureuse, le rognon rieur et la fesse tendre.

Il se promenait gaiement dans les champs, reniflait les pâquerettes, sautillait dans l’herbe folle, la queue en tire-bouchon.

Chaque cochon était appelé par son nom.

Une seule contrainte : le régime alimentaire. L’alimentation des porcs était gérée par ordinateur et on avait banni la  malbouffe. Quand Pimpon, le gourmand, se présentait à la station de ravitaillement, l’ordinateur savait s’il avait déjà mangé, et quelle quantité il avait ingurgitée.

Or, s’il avait épuisé sa ration quotidienne, pas question qu’il en reçoive davantage. On ne voulait pas de gloutons sur la ferme, on mettait les goinfres aimablement au pas et tout ça pour leur bien.

Quant à Philomène, la timide aux tendances anorexiques, on l’accompagnait à la mangeoire, on lui susurrait des mots doux pour la mettre en confiance.

Benoît et Sylvie étaient fiers de leur progéniture qui se multipliait à vive allure. La porcherie allait bon train.

Il y avait toutefois une ombre au tableau.

Toutes les nuits, Sylvie rêvait d’un cochon embroché qui rôtissait sur le gril.

Benoît, de son côté le voyait en rillettes.

Nos deux tourtereaux faisaient face à un dilemme de taille, ni l’un ni l’autre ne se résignait à tuer un de leurs « enfants » chéris.

(suite à venir dans un prochain bilet)

cochon1

Pour rendre justice au titre voici une chanson paillarde de circonstance.

Posté par caboche à 14:13 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 septembre 2007

Spleen de temps gris

      Paul Muriat concerto de Aranjuez

Parfois c’est temps gris

Ni noir, ni blanc.

Un paysage au lavis

Presqu’en noir et blanc

Un air de mélancolie.

goutte

brume

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12 septembre 2007

Soul Music

Fin d'été.

Quand les saules pleurent, j'ai le vague à l'âme.

Posté par caboche à 23:00 - Une petite note de musique - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 septembre 2007

En état d'alerte

Lecteurs, lectrices qui passez par ici, je vous avise qu’il y aura dans les jours, que dis-je, les semaines? qui suivent un petit ralentissement de production puisque la blogueuse doit se transformer en : infirmière, chauffeur de taxi, cuisinière, téléphoniste, coursière, enfin en femme à tout faire.

L’Homme est tombé en bas d’une échelle et s’est fait une entorse à la cheville. Et une « entorse d’homme »,  je ne vous dis pas là,  c’est la galère. Il ne peut plus rien faire.

Depuis deux jours, quand j’entends crier : Chérie? , je souhaiterais être sourde.

Évidemment Fils aîné plaint son père, et fille cadette comprend heureusement sa mère. La solidarité féminine,  y a que ça.

P.-S. : Je remercie nos amis du Lac, Christiane et Orient, pour le dépannage de béquilles sans lesquelles nous serions morts d’inanition, prisonniers au fond des bois. Leur maison vaut tous les CLSC, « magasin général » et centres de bénévolat du monde. De la vis-no-6-deux-pouces-et-quart à la tasse de farine dont vous êtes à court, ils ont l’objet manquant et se font un plaisir de vous dépanner, sans jamais compter leur temps pour écouter ou pour aider.

Merci.

-         Chériiiiie …

-         Oui, j’arriiiiive, mon amour.

bequillesH

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Leurre de vérité

Contrairement à nos bons gouvernements qui multiplient les commissions d’enquête à coup de millions, j’ai le plaisir de vous annoncer que ma recherche socio-statistico-philosophique ne coûtera pas un sous.

Il m’a suffi d’investir un peu de temps dans la rédaction de deux billets : un premier (Un peu pute) jalonné de mots accrocheurs pour vérifier si cette tactique aurait pour effet d’augmenter la fréquentation sur le site ; un deuxième (Et le gagnant est…), plus ludique qui contenait un sondage fait davantage pour m’amuser et apprendre au niveau de la technique. Mais curieusement, j’y ai découvert autre chose.

Et vous voulez connaître maintenant la fin de l’histoire. (Attention là, soyons modestes, tout ceci n’a rien de scientifique et il faut lire le texte avec un brin beaucoup d’humour et un regard septique. Je ne voudrais pas être poursuivie pour manœuvre frauduleuse, imposture ou je ne sais trop quoi).

L’internaute est d’abord un VOYEUR. Le mot est lâché. Vous le saviez déjà ? Moi aussi. Parmi les visiteurs qui sont arrivés sur ce site par un moteur de recherche, la majorité avait tapé dans Google ce mot de 6 lettres, et parmi eux, certains venaient de Chine, du Royaume-Uni et des Etats-Unis. Bon, j’imagine que ces visiteurs d’un soir n’ont pas trouvé chaussure à leur pied et ne reviendront pas. Voilà pourquoi toute cette histoire est un leurre.

Et quand vous leurrez les gens, vous vous leurrez vous-mêmes.

Je retiens d’ailleurs, des commentaires sur le billet Un peu pute, ceux-ci:

Amea parlant de son blog: « peu importe l'audience,  ce blog est mon plaisir à moi »

Corinne

: «  Être ou séduire...  That is the question!... Comment être tout simplement ce que nous sommes sans pour autant chercher à séduire? …  les lieux où l'on est vraiment soi-même cela se sent, c'est ceux- là qui me plaisent et ce n'est pas forcément toujours ceux qui attirent le plus... »

Mica : «  Mais ici, qu’à cela ne tienne, peu d'âme certes, mais de hautes qualités tout de même! »

SeaRabbit :

« … la seule et unique façon d'obtenir un lectorat est de toi-même aller susciter l'intérêt des autres blogeurs en commentant chez-eux... »

De ce dernier commentaire, je peux dire qu’en navigant moi-même comme une voyeuse, qui prend plaisir à lire ici et là sans engager aucune forme de communication, ou d’échange avec l’auteur, il y a peu de chance que ce dernier vienne me lire et encore moins qu’il s’implique chez moi.

Et tout ça fait bien sérieux, vous ne trouvez pas ?

Plus légèrement : le sondage !

Alors là, c’est le fiasco total. Décidément, le visiteur n’a pas l’esprit ludique et n’aime pas se mouiller.

Sept (7) personnes ont répondu au sondage. (ce qui m’inclut) Ça doit représenter environ 15% des visiteurs.

J’entends vos arguments pour avoir omis de cliquer:

-         Je suis formellement contre les sondages.

-         Je ne joue pas quand il n’y a rien à gagner.

-         Je préfère garder l’anonymat.

-         Je suis désolé, je n’ai pas vu qu’il y avait un sondage.

-         Je ne clique pas sur des liens, ça me mélange.

-         Je suis un homme, une femme d’affaires, je n’ai pas de temps à perdre pour des futilités.

-         J’ai peur du spam.

-         Les virus pullulent, on ne sait jamais ce qui nous pend au bout du nez.

-         J’ai lu, mais le sondage était mal fait.

-         Mon ordinateur a gelé, pouvez-vous me dire pourquoi ?

-         Moi, l’absurde, je ne vous dis pas ce que j’en pense.

-         Vous avez un bien beau site. Félicitations.

-         J’ai toujours peur de faire des fautes d’orthographe.

-         Toutes ces réponses sont bonnes ?

C’est la fin de l’histoire.

L’heure de vérité a sonné. Quand vous pointez votre nez ici, vous croisez : ma famille immédiate, la famille élargie, la famille reconstituée, les amis réels, les amis virtuels, les compagnes de travail, l’étranger, et moi qui ne me suis jamais tant amusée.

« Vous étiez vingt et cent », comme dirait Ferrat

Et si vous avez lu jusqu'ici, vous êtes très patient.

leurre

Posté par caboche à 00:24 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 septembre 2007

et le gagnant est ...

Si vous êtes des lectrices et lecteurs assidus et attentifs à ce qui se passe ici, j’ai pensé que vous étiez impatients de savoir lequel des mots accrocheurs insérés dans le billet Un peu pute, est le plus rentable au scrabble palmarès des visiteurs escomptés. (Si les mots raturés vous ennuient, je vous promets de ne pas en abuser, c’est une façon de rendre un texte plus humoristique. J’emprunte cette technique à quelques blogs découverts au fil de ma navigation dans la blogosphère, méthode qui s’avère difficile à maîtriser.)

Alors, avant de répondre à la question posée dans le titre, j’aimerais bien sonder … votre cœur? votre tête? vos connaissances? Bof! Ça n’a aucune importance, tout ce que je veux finalement, c’est faire un sondage, parce que j’aime bien me compliquer la vie avec la technique informatique.

Et attention, les frileux, les frileuses, les inquiets, les méfiants, vous pouvez vous lancer librement, follement, anarchiquement, sans contrainte, c’est complètement anonyme ou presque.

Pour vous amuser à sonder vous devez cliquer sur l’image ci-dessous. Et oui, après des heures de recherches intempestives et de taponnage incessant , je n’ai toujours pas réussi à insérer le tableau ici dans le texte. ;-(((

Alors, vous y allez là? Et vous revenez ici après pour passer vos commentaires.

sondage

Les résultats de ce sondage vous seront communiqués dans un avenir rapproché, lorsque l’humain, assisté de la machine ou inversement, l’humanoïde aura compilé les dits résultats et repris ses esprits et son avenir de blogueuse en main.

sondage_chirac_presidentielle_2007  Un clic sur cette image vous amène … Allez donc voir!

Posté par caboche à 14:15 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 septembre 2007

Un peu pute

Ce matin c’est la déprime totale.

J’ai le moral à zéro, c’est pas génial.

Je suis complètement à plat,

Et certains symptômes de stress apparaissent déjà.

Je cherche des réponses à une question,

Ça ne doit pas être sorcier, voyons donc.

Et pourtant, même Wikipédia

Dans tout son savoir, n’y répond pas.

Vous ne devinerez jamais pourquoi ça va mal,

Et qui m’a mis dans cet état.

C’est un joyeux luron, heureux, sympathique et béat, 

Qui bat des records de statistiques presque anormales

Au sein de la communauté des blogueurs

Avec un titre accrocheur.

Je prendrai donc le taureau par les cornes,

Et consulterai l’expert du Web, (la tâche est énorme),      

En la personne du Monsieur Google.  

Ce sera, pour aujourd’hui, mon coup de gueule.

La méthode est racoleuse, je l’admets,

Mais il ne sera pas dit, désormais,   

Que pour séduire le lecteur,

Je devrai parler que de sexe, de recettes ou de fleurs.

Ou pis encore, transformer ce lieu en zone porno,

Et y insérer des liens vers des jeux, des clips ou des vidéos.

Comme je n’ai rien d’une Britney Spears ou d’une Jennifer Lopez,

Que mon nom n’est pas Angelina Joli, (et non, je n’ai pas sa fraise),

Que la lecture de Harry Potter ne m’est d’aucun intérêt,

Et qu’il n’est pas question de m’inscrire sur Myspace, (qu’est-ce que j’y f’rais),

La question se pose donc aujourd’hui :

Pour obtenir l’amour du lecteur,

Que doit-on faire comme compromis?

Comment concurrencer tous ces blogs d’humour ou de poésie,

Voire le journal intime qui force l’auteur à se mettre à nu?

De ce questionnement, je n’en peux plus.

Vous l’aurez donc compris,

L’objectif de ce billet aujourd’hui,

Le 69 ème que j’écris,

Est d’atteindre 100 visiteurs. (par jour évidemment).

J’apprécierais donc que le lecteur,

Arrivé ici par un moteur de recherche,

Ne soit pas qu’un simple voyeur,

Et qu’il se compromettre                          

En laissant, à l’occasion, un commentaire,

Qui aurait lieu de me plaire.

Merci.

Je n’ai pas oublié la musique et vous pouvez écouter : Je suis venu te dire que je m’en vais de Gainsbourg.

Posté par caboche à 22:00 - Salmigondis au quotidien - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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